L’idée d’interdire catégoriquement les écrans pour les enfants me gêne (après tout, bien utilisés, ce sont de formidables outils) et pour les ados (bonjour l’ostracisation dans la cour du collège quand on n’a pas de smartphone !).  Toutefois, les spécialistes nous alertent : trop d’écrans peut nuire à leur développement.

Entre “trop” et “pas assez”, il n’est vraiment pas facile de savoir ce qui est bon pour nos enfants !

Plutôt que d’y aller à tâtons, je préfère me fier aux préconisations des spécialistes.

Serge Tisseron, psychiatre, propose une règle facile à retenir, articulée autour de l’âge des enfants : 3, 6, 9, 12

jusqu’à 3 ans, éviter les écransles enfants ont besoin de construire leurs repères dans l’espace (en manipulant des objets qui stimulent tous leurs sens) et dans le temps (à travers les histoires qu’on leur raconte),

jusqu’à 6 ans, limiter le temps d’écrans pour laisser la part belle à la créativité. L’enfant développe son imagination en créant de ses propres mains, et en jouant avec d’autres. Utilisés avec modération, les écrans interactifs peuvent être utilisés pour développer les sens des enfants, et pour jouer de préférence à plusieurs.

jusqu’à 9 ans, fixer des limites de temps d’écran, et respecter les âges des programmes (télé, jeux vidéo). Et éviter l’ordinateur et les écrans dans les chambres !

jusqu’à 12 ans, c’est l’éducation à internet, accompagné – pour que l’enfant comprenne 3 notions fondamentales : ce que l’on y met peut se retrouver dans le domaine public, ce que l’on y met restera éternellement, on y trouve des informations vraies, mais également des informations fausses.

A partir de 12 ans, commence le temps de l’autonomie – celle-ci s’accompagne de règles d’usages (contrôle parental, créneaux d’utilisation, pas d’utilisation la nuit).

D’autres spécialistes préconisent de préserver une plage de 90 minutes sans écrans avant d’aller se coucher. Cela évite les stimulations liées aux notifications et à la lumière bleue, et permet d’entamer sereinement la nuit.

Autant de pistes qui nous permettent d’accompagner nos enfants avec davantage de sérénité dans leur découverte du numérique !

Dernier point – mais pas des moindres : nous sommes leur premier modèle, et malheureusement pas les plus exemplaires dans nos usages ;-))

 

Sources :

0