Déconnecter en vacances – les clés de la réussite

Déconnecter en vacances – les clés de la réussite

Que vous partiez cet été ou que vous preniez vos vacances à la maison, que vous restiez en petit comité ou que vous vous retrouviez en « tribu », les vacances sont pour beaucoup notre moment favori… Celui où l’on peut rompre avec le rythme qui nous est imposé de l’extérieur (horaires de travail – et journées d’école si vous avez des enfants…) et les obligations quotidiennes.

Les vacances c’est donc le moment où l’on peut enfin prendre le temps : du temps pour soi, du temps pour ceux qui nous sont chers, du temps pour la découverte (pas besoin d’aller bien loin pour ça), du temps pour vivre au rythme que l’on choisit…

Et l’expérience de la déconnexion donne encore plus de saveur à ces moments rares et précieux

Pourquoi il est important de déconnecter

 

  • Pour se libérer l’esprit : l’hyper-connexion participe à notre surcharge mentale (le mal du siècle ?)
  • Pour se reposer, véritablement, et lâcher prise. Objectif bien-être ! 
  • Pour se reconnecter à son entourage et profiter des bons moments avec les amis, la famille
  • Pour se connecter à notre environnement immédiat : que ce soit la ville, la campagne, la montagne, ou la mer…
  • Pour s’étonner de l’inhabituel, que l’on finit par oublier (sur nos smartphones, nous ne visionnons que ce que nous choisissons – ou ce que les algorithmes choisissent pour nous)
  • Pour prendre du recul sur ses propres usages, pour faire le point sur nos priorités,
  • Pour se fabriquer des souvenirs (on se souvient bien de ce que l’on vit pleinement, les 5 sens en éveil)
  • Pour créer des liens plus forts avec ceux qui nous sont chers : écouter, parler, discuter, apprendre, débattre…

Déconnecter : les clés de la réussite

Tenter l’expérience

  • accepter l’inconfort : quand on a pris l’habitude de plonger sur son smartphone dès que l’on est dans l’inconnu (transports en commun, salle d’attente…), cela demande un peu de volonté pour casser le réflexe des « nez penchés »… Allez donc vous installer en terrasse, commandez un café et… prenez le temps d’observer autour de vous, de prendre le pouls de l’atmosphère.
  • s’occuper… ou pas ! Il est sûr que si vous retapez une vieille grange, si vous piquez une tête dans une piscine ou si vous avez décidé de faire un stage sportif ou artistique, il y a peu de chance que vous ayez le temps ou l’envie de vous plonger dans votre smartphone. Mais avez-vous aussi goûté à l’inactivité pure ? Le luxe qu’offre par exemple une sieste, sans téléphone à portée de main ? Il paraît que ces moments qui flirtent souvent avec l’ennui sont des moments privilégiés pour la créativité – eh oui, notre cerveau se met alors à vagabonder et va explorer des territoires inconnus…
  • se lancer à plusieurs, je fais l’analogie avec la pratique sportive : on va toujours plus loin quand on s’engage à plusieurs. Vous pouvez profiter d’un moment clé pour cela : l’arrivée sur le lieu de vacances par exemple. Si vous restez chez vous cet été, vous pourrez lancer cette idée à la fin d’un moment sympa (une virée à la piscine, une balade…)
  • s’écouter… oui, vous avez le droit de vous écouter. Qu’est-ce que cela vous fait à vous d’être déconnecté ? Vous êtes-vous senti mal à l’aise au début ? certainement ! Et puis, avez-vous ressenti d’autres choses ensuite ? Quels ont été vos sentiments ? Partagez-les avec ceux qui ont relevé le pari avec vous ! Et relevez les sentiments positifs que vous avez ressentis.

 

Créer un rituel

  • définissez ensemble un créneau de pause numérique (par exemple, « on décide que l’on ne consultera pas nos écrans à partir de 19 heures” / ou “pendant les repas” / ou “le mardi ») / ou a contrario, décidez tous ensemble du créneau pendant lequel chacun pourra surfer sur son smartphone sans se faire houspiller  (« on consulte nos téléphones entre 17 heures et 18h30, et le reste du temps, on l’oublie »)
  • Ajoutez une pincée de fun, avec des gages pour ceux qui craquent (celui qui craque… « prépare le repas », « organise la prochaine sortie », « fait le tour de la pièce à cloche-pieds », etc.)
  • Décidez d’un lieu d’accueil unique pour tous les téléphones, dans un lieu de passage (entrée, cuisine, salon…) ou dans un lieu moins passant (dressing par exemple)
  • Mettez un peu de magie dans le quotidien, en fêtant les petits pas et les réussites et en mettant à profit ces temps déconnectés pour échanger avec vos proches
  • Prévenez les autres que vous changez vos habitudes : prévenez votre meilleur copain que vous réagirez à ses posts sur Facebook le lendemain plutôt que le soir à 23h00, et dites à Mamette que vous répondrez volontiers au téléphone, mais ne réagirez pas dans l’instant à ses photos de vacances postées sur Instagram.

 

Cette expérience va mettre du piment dans vos vacances : il y aura du débat (certainement), mais également beaucoup de vie ! Attention, vous risquez de prendre goût à une vie moins hyper-connectée : on vous souhaite de trouver la recette de votre équilibre numérique. Qui a dit : « offline is the new luxury » ?

On vous souhaite un bel été et on serait ravis que vous nous fassiez part de vos expériences !

 

Enfants, ados & écrans : trouver le bon dosage

Enfants, ados & écrans : trouver le bon dosage

L’idée d’interdire catégoriquement les écrans pour les enfants me gêne (après tout, bien utilisés, ce sont de formidables outils) et pour les ados (bonjour l’ostracisation dans la cour du collège quand on n’a pas de smartphone !).  Toutefois, les spécialistes nous alertent : trop d’écrans peut nuire à leur développement.

Entre “trop” et “pas assez”, il n’est vraiment pas facile de savoir ce qui est bon pour nos enfants !

Plutôt que d’y aller à tâtons, je préfère me fier aux préconisations des spécialistes.

Serge Tisseron, psychiatre, propose une règle facile à retenir, articulée autour de l’âge des enfants : 3, 6, 9, 12

jusqu’à 3 ans, éviter les écransles enfants ont besoin de construire leurs repères dans l’espace (en manipulant des objets qui stimulent tous leurs sens) et dans le temps (à travers les histoires qu’on leur raconte),

jusqu’à 6 ans, limiter le temps d’écrans pour laisser la part belle à la créativité. L’enfant développe son imagination en créant de ses propres mains, et en jouant avec d’autres. Utilisés avec modération, les écrans interactifs peuvent être utilisés pour développer les sens des enfants, et pour jouer de préférence à plusieurs.

jusqu’à 9 ans, fixer des limites de temps d’écran, et respecter les âges des programmes (télé, jeux vidéo). Et éviter l’ordinateur et les écrans dans les chambres !

jusqu’à 12 ans, c’est l’éducation à internet, accompagné – pour que l’enfant comprenne 3 notions fondamentales : ce que l’on y met peut se retrouver dans le domaine public, ce que l’on y met restera éternellement, on y trouve des informations vraies, mais également des informations fausses.

A partir de 12 ans, commence le temps de l’autonomie – celle-ci s’accompagne de règles d’usages (contrôle parental, créneaux d’utilisation, pas d’utilisation la nuit).

D’autres spécialistes préconisent de préserver une plage de 90 minutes sans écrans avant d’aller se coucher. Cela évite les stimulations liées aux notifications et à la lumière bleue, et permet d’entamer sereinement la nuit.

Autant de pistes qui nous permettent d’accompagner nos enfants avec davantage de sérénité dans leur découverte du numérique !

Dernier point – mais pas des moindres : nous sommes leur premier modèle, et malheureusement pas les plus exemplaires dans nos usages ;-))

 

Sources :